Prompteurs & oreillettes

Antisèches (F) & copions (B) de l’orateur.

Feuille A4 ou fiche bristol, écran d’ordinateur ou de téléphone portable, oreillette et prompteur sont les meilleurs alliés de votre mémoire qui, sous stress, pourrait avoir tendance à flancher.

Les oreillettes et les prompteurs sont encore peu utilisés par les orateurs non professionnels. Leur usage est cependant fort commode, il vous suffit de quelques notions de base pour les maîtriser honorablement.

OREILLETTE

Ce truc-système que l’on voit dépasser de l’oreille des présentateurs du journal télévisé, des journalistes en duplex … des gardes du corps, est constitué d’un petit bouchon à adapter à l’entrée du conduit auditif. Il est relié à un boîtier attaché à la ceinture ou glissé dans une poche. En coulisse, une personne vous parle via un micro relié à une table de mixage branchée sur un émetteur réglé sur la longueur d’onde de votre oreillette. Oubliez ces détails techniques et contentez-vous de répéter ce qui vous est «soufflé» au creux de l’oreille.

PROMPTEUR

Le téléprompteur ou autocue, plus familièrement appelé auto-souffleur, est un dispositif qui vous permet d’interpréter votre texte avec un maximum de confort et de naturel sans risquer le trou de mémoire.

Votre lap top, votre tablette tout comme votre téléphone portable peuvent se transformer en prompteur. Il suffit de les poser dans votre champ visuel, en faisant attention de ne vous couper de personne. Votre souris vous servira de commande à distance (remote control) pour faire défiler les pages de votre prise de parole sur l’écran de votre ordinateur.

Les pros de la télé lisent un texte qui s’affiche sur une plaque de verre placée en oblique devant l’objectif de la caméra. Un dispositif semblable, moins sophistiqué voire réalisé artisanalement (exemples sur le Net), est très facile à utiliser. Ici aussi, il vous suffit de respecter quelques règles essentielles et de vous lancer, après la répétition de rigueur bien sûr.

De même, pour les interventions filmées, lisez ce qui s’affiche sur la plaque de verre du «prompteur». Du même coup, vous regarderez la caméra droit dans l’objectif donnant ainsi au spectateur l’impression que vous vous adressez directement à lui et que vous connaissez votre texte par coeur, ou bien encore que vous êtes le plus brillant des improvisateurs.

Sur une scène, vous avez le choix entre des écrans posés, inclinés à ± 45°, sur le sol ou de fins pieds d’environ 1,6 m. au sommet desquels est fixé une plaque de verre sur la quelle défile votre texte. Ces fins pieds vont habituellement par deux, un posé à droite et l’autre à gauche (voilà pourquoi peu d’hommes et de femmes politiques regardent droit devant eux pendant une intervention). Le même texte défile sur les deux plaques, c’est vous qui décidez de lire à droite ou à gauche donnant ainsi le sentiment que vous ne négligez personne dans l’assistance.

Les textes que vous lisez, vous vous en doutez, ont été soigneusement rédigés, calibrés, tapés en grands caractères blancs sur fond noir ou noirs sur fond blanc. Etant donné que le texte qui apparaît sur les plaques de verres du prompteur est le reflet de ce qui défile sur l’écran de votre tablette ou de votre ordinateur posé à plat, vous avez pour seule contrainte d’utiliser un logiciel qui inverse le texte comme le ferait un miroir.

Ne faites jamais l’impasse sur une répétition. Vous ne vous le pardonneriez pas, votre auditoire non plus.

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