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Le discours du père de la mariée

Le plus émouvant cadeau de mariage

«Ma fille, je t'aime !» La plupart des discours prononcés par les papas à la fin du repas de mariage de leur fille peuvent se résumer à cette déclaration d’amour qui, presque toujours, est un pur chef-d’oeuvre d’humour et de tendresse.

au-quotidienVisionnez l'émission de la RTBF "Au quotidien" du 15 mars 2010 (à environ 1:30 du début)

L’obstacle est redoutable, délicat à franchir. Et peu importe, le moment venu, que l’orateur du jour soit ou non habitué aux réunions, aux débats, aux interviews, le doute s’installe. Pourquoi ? Comment ça se fait ? Bien des fois, j’ai assisté à ces irrépressibles montées de trac. Pour passer outre ce handicap intempestif, je mène la répétition exactement comme je le fais avec les cadres, les dirigeant(e)s, les hommes et les femmes politiques qui font appel à moi. Voici quelques conseils calibrés pour vous aider à réussir «Le discours du père de la mariée».

Du bon usage de la tradition

Une tradition qui, au fil des années, a maintes fois varié. Aujourd’hui, les discours se font au dessert, au moment où l’on sert le champagne. Souvent, c’est le père de la mariée qui se lève le premier, annoncé parfois par le tintement d’un verre, il sera suivi par le discours du père du marié. Ainsi, à la fin de votre discours, déposez votre texte, saisirez votre coupe que vous monterez à la hauteur de votre visage et invitez l’assemblée à se joindre à vous pour boire à la santé de « Juliette » et de « Roméo ». Tous les convives se lèvent de leur siège et, les verres s’approchant les uns des autres, sans s’entrechoquer, l’assistance peut reprendre en choeur les prénoms des mariés : « A Juliette ! et à Roméo ! ». Et enfin, et alors seulement, les hommes boivent tandis que les femmes, prétendait-on jadis, sont autorisées à seulement mouiller leurs lèvres dans le divin breuvage.

Le style et le ton du discours

La plus grande liberté est prônée avec quelques recommandations cependant : clarté, simplicité, pas de règlements de compte, éviter de rappeler toutes les personnes défuntes de la famille, ne jamais être désagréable, pas de gauloiseries, pas de politique ni de polémique ni de paroles de vengeance. L’humour et les propos bien sentis, toujours emprunts d’affection, sont de mise.

Le moment venu

Se lever de table est souvent le plus dur, votre corps pèse une tonne. De plus, l’habit semble être un vêtement conçu d’abord pour faire transpirer ceux qui s’en revêtent. Mais s’il gêne aux entournures, quelle prestance. Dans la mesure du possible, la veille du grand jour, enfilez-le, asseyez-vous, levez-vous et répétez votre discours. Vous découvrirez vite ce qu’il vous autorise comme mouvements. Ce repérage sera également tout bénéfice pour les autres étapes de la journée.

Micro problème

Pour ceux qui n’ont pas l’habitude d’utiliser un micro, deux mots de mise au courant. Si le micro est sur pied ou fixé sur un pupitre, préoccupez-vous uniquement de parler vers le micro à une distance constante et sans trop de variations de ton. Si vous devez tenir le micro en main, mêmes conseils en mettant l’accent sur l’impérieuse nécessité de toujours maintenir le micro dans l’axe de la bouche ; vous tournez la tête, le micro suit. Si vous êtes équipé d’un micro-cravate, vous ne vous souciez plus du tout de la technique.

Jouez du regard

Pendant tout discours, le contact visuel joue un rôle primordial. Vous vous adressez d’abord aux jeunes mariés et vous vous tournez vers eux. Mais n’oubliez pas de croiser un maximum de regards dans l’assistance, chacun aura ainsi le sentiment agréable d’avoir bénéficié d’une complicité particulière.

Dosez vos silences

Respectez scrupuleusement la ponctuation et n’ayez pas peur des anges qui passent après les points en fin de phrases, ils vous aideront à moduler vos effets, à contrôler votre respiration, à ne pas perdre le fil de votre discours et, par-dessus tout, à rester parfaitement compréhensible.

Très important

Il est encore assez rare que les femmes prennent la parole quand rien ne les en empêche. Mesdames, élargissez de plus en plus la brèche et faites évoluer la tradition, prenez la parole. Quant aux Messieurs, n’omettez jamais d’impliquer votre compagne. Après tout, votre enfant, vous l’avez fait ensemble.

On ne vous le répétera jamais assez

Et n’oubliez pas que la réussite d’un discours se peaufine au fil des répétitions. Répétez une fois, dix fois si nécessaire, mais ne faites jamais l’impasse sur cette étape cruciale qui conditionnera votre aisance, vous évitera la bouche sèche, les jambes en coton et calmera les mains qui tremblotent.

Ne faites jamais l’impasse sur une répétition. Vous ne vous le pardonneriez pas, votre auditoire non plus.

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